Asa
Depuis la sortie de son premier album, le buzz enfle autour d'Asa, chanteuse d'origine nigériane qui, entre Lagos et Paris, réinvente une soul/pop humaniste dans la lignée de Ayo ou de Tracy Chapman.
A découvrir d'urgence...
Rares sont les disques qui vous subjuguent dès la première écoute. L'album d'Asa a produit le même effet sur tous ceux qui eurent le privilège de l'écouter avant sa sortie. Un coup de foudre immédiat. La certitude d'assister à l'émergence d'un talent unique. Dès les première notes, la magie s'installe. Une guitare acoustique qui chaloupe reggae, une mélodie lumineuse, une voix chaude, nourrie de toute l'émotion de ses racines africaines : « Jailer » dénonce toutes les formes de l'esclavage moderne. Entre soul et pop, cette fille d'allure timide distille un feeling incroyable, compose des chansons proprement miraculeuses. Un peu comme si l'esprit de Bob Marley ou des grandes Soul Ladies s'était réincarné en Bukola Elemide, alias Asa, un surnom (« petit faucon ») qui lui fut donné après une fugue quand elle était gamine.
Née à Paris, Asa a grandi à Lagos, plaque tournante de la musique africaine. « Lagos, c'est le New York du Nigeria, dit elle. Si tu veux réussir dans la musique, c'est l'endroit qui t'offrira le plus d'opportunités mais aussi le plus de pièges. » Enfant solitaire, Asa chante du Jackson, du Marley, affublée d'une perruque taxée à sa mère. Elle plonge dans l'imposante collection de disques de son père, Marvin Gaye, Aretha Franklin ou Fela Kuti, le Gogfather de Lagos. Plus tard viendront Erykha Badu, Lauryn Hil ou Angélique Kidjo, son modèle. Asa n'a jamais eu le moindre doute sur sa vocation. Elle s'inscrit en cachette à la Peter King's School Of Music, apprend la guitare en six mois, commence à écrire ses chansons dans les bus bondés de la capitale nigeriane : « 49 places assises, 99 passagers debout, comme le racontait Fela. On se presse, on se serre, des mini drames éclatent...et à la fin de la journée, on a encore la force d'en rire. »
Beau et positif
En 2004, elle rencontre Cobhams Emmanuel Asuquo, qui devient son alter ego. C'est lui qui signe le monumental « Fire On The Mountain », un futur classique digne de Marley. Ensemble, ils peaufinent le style Asa, mix ultra-mélodique, irrésistible de pop, de soul, de reggae. Sound System universel. Asa chantera en anglais et en yoruba. Son ambition ? « Je veux que ma musique touche les gens. En tant qu'africaine, je veux redonner espoir aux miens, mais aussi plaider en leur nom. Je veux montrer à la face du monde que quelque chose de beau et de positif peut venir du continent noir et inspirer les jeunes du monde entier. »
« Quelque chose de beau et de positif » finit par se matérialiser dans sa ville natale, Paris. A 20ans, Asa est revenue y vivre. Elle signe chez Naïve et enregistre l'album de ses rêves. Un disque fluide et émouvant, touché par la grâce. Depuis, on l'a vue sur Canal dans la spéciale Vanessa Paradis, au Téléthon ou en première partie de Joe Cocker. Plus aucun doute n'est permis : Asa est bien la nouvelle révélation de la Soul qu'on espérait plus. Et le fait qu'elle soit originaire d'Afrique, berceau de la civilisation, plutôt que des Etats-Unis, n'est pas tout à fait pour nous déplaire.
La Soul Revolution est enfin en marche.
Article écrit par Alain Gouvrion,
tiré du magazine « ça se passe com ça »
(mag du MacDo) n°195 – 15 janvier 2008
Sur le web :http://www.naive.fr/sites/asa/?lang=frhttp://www.dailymotion.com/video/x2ujg9_asa-asha-fire-on-the-mountain_creation
Eh bien j'ai même pris des places pour son concert au Bataclan le 14 Avril pour mes parents qui adooooorent cette artiste. (j'ai offert son premier album à ma mère pour noël, pour la relaxer...;)